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A NANTERRE COMME AILLEURS : INQUIETS ET MOBILISES

 

Un contexte national et international extrêmement difficile...

 

Après le quinquennat du Président SARKOZY et 15 années de droite, la France avait choisi un gouvernement PS dans l’espoir d’une véritable alternative la gauche.

 

A un an de la fin du mandat présidentiel, nous ne pouvons qu’observer la hausse du chômage, la stagnation des salaires, un accroissement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, une droite revancharde et un Front National en progression dans un contexte d’attentats et de guerres d’un type nouveau.

 

Dans cette société en profonde mutation, nous mesurons, une fois de plus, combien les réponses libérales, au lieu d’apporter des solutions, enferment dans la crise, dans les replis divers, dans les peurs.

 

... des répercussions locales importantes

 

D’abord et c’est fondamental les moyens de la ville sont profondément affectés.

 

En 4 années c’est 20 millions qui manquent à l’appel. Cela se traduira forcément par moins d’actions pour les habitants, moins de service public, des subventions en diminution. Les « choix » deviennent d’année en année de plus en plus difficiles.

 

Pire, les réformes successives ont privé la ville du levier fiscal qui permettait, par des augmentations modérées des taux d’imposition et en jouant sur les possibilités d’exonérations, de taxer les grandes entreprises et de faire bénéficier chacune et chacun de services de bon niveau, à des tarifs raisonnables et adaptés aux situations (par le biais du quotient familial par exemple). En quelques temps, les acquis de dizaines d’années d’action publique sont remis en cause.

 

Nanterre poursuit son aménagement. La ville bouge, s’embellit et peut continuer de progresser pour chacun, mais la diminution des moyens fragilise l’avenir. Comment faire face, dans de bonnes conditions, aux défis majeurs qui sont posés ? Comment continuer de surmonter ce paradoxe qui fonde Nanterre dans son originalité et son intérêt : une population diverse, dont la composante la plus modeste souffre de la crise et des décisions du pouvoir, ancrée dans un territoire situé au cœur d’un quartier d’affaires qui suscite tous les appétits financiers ?

 

Pire, de plus en plus de ressources et d’outils sont enlevés aux villes pour être confiés à des échelons supérieurs, comme le territoire ou la métropole, et retirer ainsi, au niveau local, du pouvoir d’agir aux citoyens et aux élus.

 

Les choses sont organisées : la droite prend le pouvoir dans la Métropole du Grand Paris qui gère et décide, vote le budget. Notre ville n’y dispose d’aucune vice-présidence. La droite a aussi le pouvoir dans un « territoire » taillé à sa mesure et dans lequel les élus de gauche de Nanterre ont refusé de voter le budget. Une présidence tournante est laissée dans Paris Métropole, qui n’est qu’un syndicat d’étude.

 

Dans la dernière période, le regroupement de DEFACTO et de l’EPADESA dans un établissement public unique pour La Défense, marque le désengagement de l’Etat et va se traduire par une reprise en mains par la droite. DEVEDJIAN va renforcer son règne dans les Hauts de Seine.

  

Et il en est ainsi pour nombre d’aspects essentiels de la vie locale.

 

Même si, depuis 4 ans, les actions renouvelées du comité de soutien et de notre député, Jacqueline FRAYSSE, ont permis le maintien de notre hôpital, il est réduit à peau de chagrin ; par-delà le projet urbain, à ne pas négliger, c’est d’un vrai projet de relance dont il a besoin.

 

Dans le domaine de la sécurité, question importante pour le bien-être de tous et le vivre ensemble, les moyens de la police nationale sont diminués. A l’école, les problèmes de remplacements d’enseignants deviennent de plus en plus lourds.

 

Et même si l’équipe municipale continue de travailler à la mise en œuvre des engagements du « Nanterre pour tous », les marges de manœuvre se réduisent considérablement et les choix de gestion deviennent de plus en plus contraints.

  

Quelles propositions pour avancer ?

 

Les partis de gauche traditionnels font face à leurs contradictions : le PS est pris au piège de sa solidarité avec un gouvernement qui ne défend plus aucune des valeurs sur lesquelles il a été élu ; le PCF, dont la crédibilité ne cesse de reculer, n’arrive pas à dépasser son propre cadre pour contribuer à une démarche plus large et EEVL n’en finit pas de se diviser sous la pression des ambitions individuelles. Pendant ce temps, la droite et l’extrême droite se préparent. Ce monde politique est malade.

 

Partout la tentation du pouvoir autoritaire, à coup de 49-3 ou de caporalisation des divers lieux d’élaboration politique, de décisions personnelles sans respect pour les collectifs et sans volonté de construction d’en-commun est grande.

 

Il ne s’agit pourtant pas de nier la place des organisations ni des personnalités, mais nous savons qu’une forte intervention citoyenne est nécessaire et aidera à « décoincer » un processus démocratique à bout de souffle.

 

Face aux menaces de tous les intégrismes, certains tentent de tout réduire à une question religieuse ou de limiter les solutions à des dialogues inter-religieux. Pour vivre et agir ensemble, n’est-il pas nécessaire de sortir de ce piège réducteur et de s’appuyer plus globalement sur la grande diversité des habitants qui font que chacunE est UN et qu’ensemble nous faisons Humanité ?

 

Résister et construire demeurent les moteurs des possibles. En s’appuyant sur nos atouts, les acquis de l’histoire de Nanterre, en travaillant à un nouveau rebond autour de la majorité, de l’équipe municipale, de notre maire, Patrick JARRY, Nanterre peut s’y inscrire.

 

Parallèlement, multiplions les temps de forte mobilisation citoyenne. Et ceci sans attendre. Il n’y a pas de petits sujets. Les échéances électorales à venir –présidentielles et législatives- mobilisent déjà beaucoup d’egos et d’enjeux de personnes, alors qu’il s’agit – au travers de ces échéances - de faire avancer nos questions du quotidien : emploi, logement, vie chère, racisme... et d’être ainsi partie prenante de l’insurrection citoyenne nécessaire pour travailler l’avenir en marchant.

 

Septembre 2016