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Interroger nos pratiques pour questionner le sens de nos projets.

 

Interroger nos pratiques c’est réfléchir sur le sens de nos actions pour éviter de rentrer dans les idées reçues du sens commun. Il est toujours aisé, face à l’échec d’un projet de faire une projection sur les autres en leur renvoyant leur manque de motivation ou leur incompétence plutôt que de réfléchir sur ce que nous n’avons pas mis en œuvre pour réussir ce projet.

 

Interroger nos pratiques c’est donc un questionnement permanent collectif et individuel qui permet un feed back entre les objectifs et la fiabilité des moyens mis en œuvre pour les atteindre. Autrement dit, l’écriture d’un projet ou l’on associe collectivement l’ensemble des acteurs à réfléchir sur le fond et la forme, est fondamentale. Il faut parfois savoir prendre du temps pour mieux en gagner par la suite. Prendre du temps cela veut dire diagnostiquer, constater, questionner, respirer collectivement y compris à partir de thèses contradictoires, voir même conflictuelles pour mieux saisir la pertinence du choix qui sera décidé collectivement au moment ou l’on aura fait le tour de la question. Il est à noter que contrairement aux idées reçues le conflit est un élément important car selon le sociologue Georges SIMMEL « le conflit est socialisateur à condition qu’on le dépasse ».

 

 

Interroger nos pratiques, c’est réfléchir prioritairement sur la question de l’existence du sens de ce que l’on fait, de ce que l’on dit et plus précisément l’adéquation entre ce que l’on dit et ce que l’on fait.

 

Interroger nos pratiques, c’est mobiliser l’ensemble des savoirs, pour faire l’état des savoirs afin d’éviter d’entrer dans une grille de lecture parcellaire ou parfois simpliste. En effet, l’être humain est complexe est la vie sociale amplifie sa complexité. Il s’agit donc de réfléchir en se décentrant vis-à-vis d’un individu ou d’un groupe pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de son positionnement.

 

En effet, si nous prenons l’exemple d’un groupe d’individu, constitué en association, qui souhaite monter un projet en conformité avec leur statut, mais qui peut nous paraître « pharaonique », la première chose à faire au lieu de juger à partir de nos représentations, c’est de faire l’état des lieux avec eux, en prenant soin de se décentrer par rapport à leur niveau de connaissance, et de réfléchir avec eux en les questionnant sur la faisabilité de leur projet afin de mobiliser avec eux une expertise commune.

 

Le service public devrait mettre les citoyens en situation de réussite en les accompagnants dans leur projet afin que ceux-ci deviennent des projets d’intérêt général. Mais cette démarche demande un travail en profondeur ou chacun interroge ses pratiques.

 

M’hamed KAKI

www.lesoranges.com

Le 30 avril 2011