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CONTRIBUTIONS
Primaires ? R. SIGNARBIEUX PDF Imprimer Envoyer
Dimanche je vote Martine Aubry Je sais que certains seront surpris de recevoir ce message dans lequel j'affirme clairement que j'irai voté à la Primaire socialiste pour Martine Aubry, comme dimanche dernier. Je sais que nombre d'entre vous ne se sont pas déplacés au 1er tour et que d'autres s'interrogent pour savoir s'ils iront voter au second tour. Tout d'abord, ce n'est pas parce que vous n'avez pas pris part au vote le 9 octobre que vous ne pouvez pas le faire dimanche. Nous devrons voter socialiste au 2ème tour de l'élection présidentielle de 2012. Il n'est pas question pour moi de prendre le risque de laisser Sarkozy gagner une nouvelle fois, une dernière fois puisqu'il ne pourra plus se présenter : il pourrait ainsi dérouler tout son programme réactionnaire et ultralibérale. Je me souviens que la dernière lutte gagnée dans l'Éducation date de 2000 face à Claude Allègre. Nous avons été entendus sur le retrait d'une réforme néfaste pour l'École et nous avons gagné un plan de résorption de la précarité non négligeable pour les collègues non-titulaires et des moyens pour l'Éducation. Je voterai donc Martine Aubry dimanche 16 octobre car je me souviens, malgré de nombreuses réserves, que la CMU, des 35h, c'est elle. Elle ne promet pas démagogiquement de rétablir les postes d'enseignants mais de discuter avec les organisations syndicales d'une transformation du système éducatif. Elle prône l'égalité Femme-Homme. Elle s'engage pour la régularisation des enfants sans papiers et de leur famille. Elle s'engage pour la Palestine et contre la guerre d'Afghanistan. Elle refuse le cumul des mandats. Elle s'est aussi déclarée pour une sortie du nucléaire d'ici 20 à 30 ans et s'engage à la fermeture des centrales les plus anciennes. Elle rassemblera à gauche. Une fois élue, engagera-t-elle toutes ses réformes? Je ne sais pas. Tout cela est-il suffisant? Non pas sur les retraites, les banques, l'Europe, la Françafrique.. Je ne me fais donc pas d'illusion. Mais voter Martine Aubry ne signifie pas abandonner nos combats, nos luttes. C'est déjà se débarrasser du gouvernement actuel, ancrer une candidature à gauche, affirmer quelques principes et choisir une personnalité forte qui a le mérite, dès maintenant, de livrer clairement sa démarche et son envie de se battre. En 2012, au 2ème tour je veux avoir le choix. Régis Signarbieux
 
Primaires ? P. STIERLIN PDF Imprimer Envoyer

 

On  aura  beau  faire  et  beau  dire,  les  primaires  citoyennes  organisées  par  le  PS  et  ses militant-e-s  ont  été  une  réussite.  Comme  des collègues de travail, des sages-femmes en grève, des militants associatifs… elles m’ont  intéressé, même si  je n’y ai pas pris part. Et je ne doute pas que si le Front de gauche élargi (ou l’une de ses composantes) avait  réussi à  faire participer et s’exprimer publiquement  2,5  millions  de  personnes  sur  le  programme «partagé, populaire et citoyen» ou sur un projet de transformation sociale et écologique, nous en tirerions une gloire légitime...

 

Quand on donne, d’une certaine manière, la parole au peuple, il l’utilise, que voulez-vous. Même si c’est un peu areu, areu… question  post-capitalisme  et  que  désormais  pour  le  choix, c’est rose bonnet et bonnet rose. L’échec  de  Ségolène  Royal,  au-delà  de  la  personnalité crispante  de  l’intéressée  et  des  sujets  qu’elle  soulevait,  a marqué  paradoxalement  l’envie  puissante  d’en  fnir  avec Sarkozy. Les électeurs de gauche qui se sont déplacés pour peser sur les futures élections offcielles, n’ont pas voulu d’un remake de l’élection de 2007.

 

Quant  à  la  réussite  d’Arnaud  Montebourg,  au-delà  de la  pensée  de  ce  dernier  (démondialisation,  capitalisme coopératif…), fût-elle reliée à ses chevilles, elle montre l’envie forte et persistante de rompre avec le système actuel, d’avoir une gauche digne de ce nom et propre sur elle. Des électeurs motivés, socialistes ou non, ont voulu par choix  idéologique peser nettement à gauche. Seront-ils  relégués ? Sinon, qui leur tendra la main et comment ? 

 

Certes  «  avec  Montebourg,  on  est  toujours  dans  le capitalisme et sa régulation. » Mais comme disait René Char, « derrière l’inaccompli, bourdonne l’essentiel. »

 

Philippe Stierlin

 
Primaires ? J.P. LEFEBVRE PDF Imprimer Envoyer

Un petit coup de pouce à la grande histoire !

 

   Il y a plusieurs lectures possibles du résultat des primaires socialistes. La première consiste à dire qu’il s’agit d’un renforcement du caractère profondément antidémocratique de l’élection présidentielle à l’américaine, d’une machine de guerre de la social-démocratie oligarcho-mitterrandienne contre l’épanouissement du nouvel élan donné par le front de gauche vers des solutions justes car radicales à la crise générale du capitalisme. J’en suis d’accord. Sauf qu’avec le front de gauche on est encore loin du compte : la solution étatiste du tout service public  comme issue à la crise est un archaïsme  stupidement corporatiste. Mais, dans ce concert discordant, mieux vaut choisir la moins mauvaise direction.

  

   Autre lecture, complémentaire et (ou) contradictoire : le succès populaire prouve le désir de démocratie élargie, basiste, active. Les médias oligarchiques, détenus par le CAC 40 ont été battus. Une première fois avec l’explosion dans leurs mains de la vedette du spectacle entièrement fabriquée qui s’est suicidée par où il avait péché, aujourd’hui avec l’effondrement de la première baudruche, madone des sondages, ensuite avec la stagnation de son alter ego Hollande, autre montgolfière sans consistance, pur produit mitterrandien, et la montée en puissance avec Montebourg des solutions de gauche réelles  qui effraient les banques coupables de spéculation catastrophique.

 

  Demain, la poussée à gauche devra reprendre avec la montée en puissance de Mélenchon et du Front de Gauche : plus il aura de voix, mieux les socialistes pourront respecter leurs vagues promesse de radicalité : participation, encadrement des banques, démondialisation, justice sociale, éthique, etc.

  Une troisième étape sera de toute façon nécessaire, aller jusqu’au bout, convaincre le peuple de gauche  que l’autogestion  de l’économie et de l’Etat à terme est la bonne voie pour sortir durablement de la crise : celle du contrôle populaire direct sur tout  ce qui nous concerne. La mobilisation réussie des militants socialistes, gentils salariés comme 92 % des actifs français, démontre les extraordinaires réserves  dont disposeraient les perspectives d’autogestion de l’économie et de l’Etat : ces militants ont remplacé par un sans faute de leur bénévolat efficace une institution majeure de la bureaucratie étatique : l’organisation des élections. Il devient clair que toutes les autres activités gérées bureaucratiquement pourraient être substituées par des bénévoles élus par les quartiers ou des scops autogestionnaires et concurrentielles choisies de la même façon. Souverains, des comités de quartier de quelques milliers d’électeurs (sur la base des bureaux de vote situés dans la même école),  dont chaque élu représenterait sur tout le territoire national chaque fois deux cents électeurs, à la proportionnelle !  Avec l’extension des pouvoirs des comités d’entreprise aux multiples tâches de la gouvernance. Organiser la tache d’huile en Europe, comme les Arabes nous ont montré la voie chez eux !

 Allez, laissez-vous  rêver un peu : un siècle après, Jaurès-Montebourg et Guesde-Mélenchon peuvent nous  reconstruire un grand parti de gauche socialiste révolu-formiste !

 En attendant, pas de calcul électoraliste médiocre : renvoyez Hollande à ses petits moulins médiatiques de Corrèze, compter les pièces jaunes avec Bernadette : allez voter Aubry dimanche !

 

Jean-Pierre Lefebvre, urbaniste, 13 octobre 2011

 
Primaires ? H. HMANI PDF Imprimer Envoyer

Quelle leçon des primaires ?

 

 

Les plus conventionnels disent que c’est une réussite. Ce qui est vrai. L’objectif fixé par l’état major du PS était d’attendre 1 millions de votants, aujourd’hui, on parle de plus de 2500 000 participants. D’autres disent que ça a dynamisé le peuple de gauche et en particulier les militants du PS. Encore une fois, je le concède mais, est-ce l’essentiel ? A mon sens, deux choses sont à retenir.

 

1-     Un refus catégorique des thèses libérales socio-démocrates qui souffrent sur les périphéries des grandes composantes politiques de la droite. 5% de M. Vals en est la preuve.

2-     Une tendance claire, sans aucune ambigüité émerge. Celle de l’aile gauche du PS ou tout simplement, celle des valeurs de la gauche représentée par A. Montebourg.

 

Mais comment peut-on expliquer les scores de F. Hollande et M. Aubry ? A cela je réponds que les deux candidats ont bénéficié des voix classiques respectueuses des normes d’un outil qui s’appelle le « parti ». Tous deux ont occupé et occupent toujours une place importante dans la direction de « l’appareil ».

 

Au début de ces primaires, personne ne pensait qu’A. Montebourg ferait ce sore. Je me rappelle des quelques échanges avec des militants socialistes ayant des responsabilités dans le parti et qui disaient qu’Arnaud était à coté de la plaque et ne dépasserait pas les 2%.

 

Encore une fois, ce qui vient de se passer confirme notre choix Gauche Citoyenne qui consiste à mettre au centre de nos préoccupations les citoyens et surtout répondre avec eux aux problématiques qui les touchent et qui les préoccupent dans leur vie quotidienne.

 

Rien n’est sacré, il faudrait oser. Oser bousculer l’ordre établi, oser faire face au capital, ici et ailleurs, oser proposer des alternatives sociales, économiques, politiques et écologiques.

Le peuple de gauche et le peuple français réclame du nouveau et c’est peut-être comme cela qu’il faudrait lire le score de S. Royal.

 

 

                                                                       Hassan HMANI
 
Contribution de Christelle François PDF Imprimer Envoyer

Je suis comme vous - presque, je suis une femme d’aujourd’hui.

Je suis comme vous – presque, je suis un homme d’aujourd’hui.

 

J’ai une famille, l’opportunité de vivifier  un sens de l’engagement, j’ai modestement une culture politique et générale. J’ai un métier qui s’apparente à une passion, où je me sens libre d’agir, d’inventer et d’initier avec des HOMMES et des FEMMES pareillement, des jeunes et moins jeunes, des personnes de toutes origines et j’appartiens à des réseaux sociaux (amicaux, d’activités, politiques, associatifs) très mixte et où jamais je n’ai eu l’impression de subir, observer des discriminations ou signalement de genre.

Je vis dans un pays dit des « droits de l’Homme » où maintes révoltes et révolutions, mouvements sociaux, résistances, combats ont eu lieu qui ont souvent renforcé et gagné plus de liberté, d’égalité, de progrès, d’universalisme.

 

Dans ce pays quasi 3 femmes meurent par semaine sous les coups de leurs conjoints, 200 femmes sont violées par jour, des disparités importantes de salaires aux mêmes fonctions et responsabilités perdurent entre femmes et hommes et une sous représentation politique des femmes met notre chambre des députés parmi les moins paritaires d’Europe.

Dans ce pays, les femmes votent depuis 66 ans, ont le droit de décider de leur grossesse ou de son interruption depuis 32 ans…

 

J’ai été élevé comme une petite fille, j’ai été élevé comme un petit garçon, dans l’idée d’une « répartition et construction» des genres et des tâches, pouvoirs ou responsabilités qui très vite a semblé naturelle et acquise à celles et ceux qui l’entretiennent et/ou la reproduisent, dont nous en premier, et très vite m’a assignée, m’a assigné à des rôles, fonctions, places, droits et devoirs différents d’un sexe à l’autre, clairement non égalitaires.

 

Je suis comme vous – presque, et je suis aujourd’hui extrêmement triste et choquée, triste et choqué  des commentaires de nombres politiques et élites entendus sur toutes les ondes qui nous laissent penser qu’un « viol n’est pas mort d’homme », qu’une « fellation forcée », ça n’est pas vraiment une agression sexuelle, qu’on a affaire à un « Troussage domestique » comme cela se fait dans toutes les grandes familles, ou encore qu’une juge américaine n’a pas a traité DSK comme un citoyen normal, que ce dernier « à un rang et une envergure qui devrait lui éviter le parcours de la prison là-bas… »

Je suis triste et choquée, triste et choqué et j’habite ce pays là où visiblement la présomption de victime a moins de poids que celle – oh combien fondamentale – d’innocence.

J’habite ce pays où l’on préfère stigmatiser et diviser plutôt que stimuler l’empathie et l’intelligence collective.

Je suis une femme « bien élevée », je suis un homme « bien élevé », qu’on aime « bien à sa place », mais qui préfère bouger les lignes et  qui ne comprend plus pourquoi certains se privent autant de ce fabuleux et innovant projet – essentiel au monde et à l’humanité – d’une société plurielle, contributive, paritaire qui s’associe les actes, pensées, idée,  points de vues de TOUS et TOUTES, de toutes les cultures, de toutes les préférences sexuelles, de tous les parcours...

 

Comme le pensait Mao, peut-on vivre plus longtemps en se privant de la moitié du ciel ?

 

Bien à vous TOUTES et TOUS

Christelle et Laurent

 

 

 

 

Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de Femmes ont lancé samedi un appel intitulé "Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent"

 

Dimanche, à 9h, cet appel avait déjà été signé par 10 000 personnes

Parmi les signataires : Audrey Pulvar, Florence Foresti, Gisèle Halimi, Clémentine Autain, Françoise Héritier, Virginie Despentes, Christine Ockrent, Florence Montreynaud, Isabelle Alonso, Marie-Françoise Colombani, Agnès Bihl, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, Julien Bayou, Patric Jean, Dominique Méda, Annick Coupé, Caroline Mecary, Giulia Foïs...

Plusieurs associations féministes soutiennent également l'appel comme le Planning Familial, Choisir la Cause des Femmes, la CLEF, Mix-Cité, l'inter-LGBT, le Laboratoire de l'Egalité, les Chiennes de Garde, la Maison des Femmes de Montreuil, Le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures », le Réseau Féministe « Ruptures », Bagdam Espace lesbien, SOS Les mamans, Association la Lune, l'ANEF, l'Espace Simone de Beauvoir, La Ligue du Droit International des Femmes

 

 

Nous appelons toutes celles et ceux qui s'insurgent contre le déferlement sexiste auquel nous assistons depuis une semaine à se rassembler :

RDV DIMANCHE 22 MAI à 17h
Place Igor Stravinsky, près de Beaubourg à Paris

 

Participez nombreuses et nombreux à ce rassemblement festif contre le sexisme et faites circuler l'information autour de vous, notamment via l'événement Facebook créé à cet effet.

 

Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent

 

Depuis une semaine, nous sommes abasourdies par le déferlement quotidien de propos misogynes tenus par des personnalités publiques, largement relayés sur nos écrans, postes de radios, lieux de travail comme sur les réseaux sociaux. Nous avons eu droit à un florilège de remarques sexistes, du « il n’y a pas mort d’homme » au « troussage de domestique » en passant par « c’est un tort d’aimer les femmes ? » ou les commentaires établissant un lien entre l’apparence physique des femmes, leur tenue vestimentaire et le comportement des hommes qu’elles croisent.

 

Nous sommes en colère, révoltées et révoltés, indignées et indignés.

Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi dernier mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine. Nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires, si prompts à surgir chez une partie des élites françaises.

Ces propos illustrent l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sexisme décomplexé. Autant de tolérance ne serait acceptée dans nul autre cas de discrimination.

 

Ces propos tendent à minimiser la gravité du viol, tendent à en faire une situation aux frontières floues, plus ou moins acceptable, une sorte de dérapage. Ils envoient un message simple aux victimes présentes et futures : « ne portez pas plainte ». Nous le rappelons : le viol et la tentative de viol sont des crimes.

Ces propos prouvent à quel point la réalité des violences faites aux femmes est méconnue. De la part d’élites qui prétendent diriger notre société, c’est particulièrement inquiétant. 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays, de toutes catégories sociales, de tous âges. Leur seul point commun est d’être des femmes. Le seul point commun des agresseurs, c’est d’être des hommes.

 

Enfin, ces propos font apparaître une confusion intolérable entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes. Les actes violents, viol, tentative de viol, harcèlement sont la marque d’une volonté de domination des hommes sur le corps des femmes. Faire ce parallèle est dangereux et malhonnête : ils ouvrent la voie aux partisans d’un retour à l’ordre moral qui freine l’émancipation des femmes et des hommes.

Les personnalités publiques qui véhiculent des stéréotypes qu’on croyait d’un autre siècle insultent toutes les femmes ainsi que toutes celles et ceux qui tiennent à la dignité humaine et luttent au quotidien pour faire avancer l’égalité femmes – hommes.

 

Retrouver et signer l’appel à :

http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent

 

 

 
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