accueil Echanges avec le PCF POUR LE SUCCES DE LA GAUCHE, NON A L’ABSTENTION ET AU VOTE FN : COMMENT INNOVER A NANTERRE

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POUR LE SUCCES DE LA GAUCHE, NON A L’ABSTENTION ET AU VOTE FN : COMMENT INNOVER A NANTERRE PDF Imprimer Envoyer

 

 

Lors des dernières élections cantonales, nos deux candidates, soutenues par des responsables d'associations, de nombreux citoyens, par le Front de Gauche et par Gauche Citoyenne, inscrites dans la continuité du travail mené par le Maire, Patrick Jarry, et par la Députée, Jacqueline Fraysse, ont été réélues : Marie Claude Garel, membre de Gauche Citoyenne, progresse (30,6% contre 25,1% en 2004), Nadine Garcia maintient son score (36,4% contre 36,8% en 2004). C'est une sévère défaite infligée à l'UMP locale qui totalise à peine 11,4 % des votants, témoignage du rejet de la politique de régression sociale de Nicolas Sarkozy.

 

Gauche Citoyenne se félicite de ces bons résultats auxquels, avec d'autres, elle a contribué.

Mais deux inscrits sur trois ne sont pas allés voter et le Front national, qui surfe sur le mécontentement, réalise un score inquiétant.

Il ne s'agit donc pas d'une simple péripétie, d'une page vite tournée pour se consacrer aux présidentielles et aux législatives de 2012.

Ces deux réalités révèlent, à Nanterre comme au plan national, la cassure qui existe aujourd'hui, entre une grande partie des citoyens et leur « représentation ». C'est de cela qu'il faut parler.

Beaucoup pensent, en effet qu'il ne sert à rien d'aller voter, et pire, utilisent le vote du Front national comme exutoire à leur désespérance ou comme signal de leur défiance vis-à-vis d'une société qu'ils ne comprennent plus.

Comment, notamment pour les plus défavorisés et les plus vulnérables, ne pas être désespéré par le chômage de masse, le développement des emplois précaires, l'exclusion, les discriminations, les difficultés d'accès à un enseignement adapté, les violences de la société, l'impossibilité de boucler ses fins de mois ?

Nombreux sont ceux qui depuis les années 80 pensent que leur situation s'est dégradée, que des questions majeures ne trouvent pas de solution, et ceci en dépit de périodes d'alternance politique.

Nombreux sont ceux qui considèrent- ils l'ont dit et répété lors des débats «politique et quartiers populaires», organisés par Gauche Citoyenne - que les politiques ne les consultent pas assez, ne les entendent pas suffisamment sauf à l'approche des élections.

Ils s'adressent malheureusement ainsi indifféremment à la Droite et à la Gauche, en reconnaissant toutefois, qu'à Nanterre, le souci de faire avec les citoyens est une pratique que l'on retrouve rarement ailleurs.

Il faut sortir de cet enfermement qui conduit des citoyens, de plus en plus nombreux, à douter de la politique.

 

1) Construire avec les citoyens, sur ce qui les préoccupe le plus, des propositions d'action immédiates.

Gauche Citoyenne, aux cotés d'autres forces de Gauche, s'est attachée, depuis sa création, à prendre sa place dans les combats au quotidien : bataille sur les retraites, élections cantonales, droit de vote des étrangers, soutien aux postiers du 92, défense du logement social, avenir des finances locales, soutien aux travailleurs sans papiers...

Sur le terrain des luttes et des propositions d'action, les six débats de Gauche Citoyenne, organisés dans les quartiers de Nanterre et de Suresnes, ont été l'occasion d'élaborer quelques pistes. Nous souhaitons poursuivre, en prenant en compte l'urgence, mais en faisant les choses dans l'ordre, en évitant de plaquer des solutions avant d'avoir débattu.

 

2) Se réinterroger, pour le plus long terme, sur la façon dont nous faisons de la politique.....en essayant, ce qui n'est pas forcément simple, d'articuler les deux démarches.

Cette question est évidemment, à moyen terme, la plus stratégique. Gauche Citoyenne souhaite conduire, avec tous ceux qui voudront s'y associer, une réflexion sur les limites et les freins à l'action politique, notamment à Gauche.

Il nous semble, en effet que les logiques d'appareil, les accords au sommet, les modes d'élaboration des programmes, les consultations formelles, les combats pour le leadership, pour les candidatures.... Tout cela contribue à freiner l'action politique et la capacité à construire collectivement des réponses.

N'est ce pas cela, finalement, que nous reprochent celles et ceux qui se détournent de la politique ?

 

3) Poser et faire débattre la question, incontournable de l'alternative : adaptation au capitalisme ou dépassement ?

Ces questions seront travaillées avec toutes celles et ceux qui le souhaitent lors du forum que Gauche Citoyenne organisera, à Nanterre, avant la fin de l'année.

Le Front de Gauche nous a sollicités pour un appel commun à la réunion publique du 4 mai.

Nous avons fait part, de nos réserves, parce que le texte proposé, centré sur les échéances électorales, se situe dans le cadre étriqué, ou simplement « élargi », d'un « front de gauche » réduit à un accord de trois partis qui sont au bout d'un processus de choix entre deux candidats.

D'autre part, nous considérons que l'urgence sociale nécessite que des perspectives soient ouvertes pour le court terme mais en étant attentif à ménager le temps nécessaire à l'association des citoyens.

Comme le dit D. Collin dans l'Humanité Dimanche : « Les accords au sommet entre grands et petits partis, les plans de recomposition de la gauche sont voués à l'échec sans cette revitalisation du mouvement par en bas »

 

La situation est grave, toute la gauche est concernée : il y a urgence à y répondre en continuant, avec audace et créativité, un processus fédérateur de toutes les forces de transformation sociale, écologique et politique, quels que soient leurs parcours et leurs sensibilités, des mouvements engagés dans le combat politique et social et des nombreux citoyens qui, bien que non encartés, ont une furieuse envie de travailler à un autre Monde.