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Séance plenière



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conclusion Jacqueline Fraysse PDF Imprimer Envoyer
Séance plenière

 

                D’abord restitution brève des ateliers (ceux de 14h et de 16h). Nous demandons à chaque rapporteur de dire en 3 à 4 minutes

  1. -         les idées fortes et points essentiels abordés

    -         puis de formuler 2 ou 3 propositions d’action dès maintenant

    -         enfin de tracer –éventuellement– une perspective de lutte sur le long terme.

     Je demanderai ensuite à nos invités de réagir (sur un temps de parole n’excédant pas 5 minutes chacun)

     Puis nous donnerons la parole à la salle, avec des allers-retours brefs vers les invités.

     Enfin, quelques mots de conclusion de ma part.

    II.                Qui sont nos invités et pourquoi eux ?

    Nous avons voulu mêler à la fois des responsables du mouvement social et des responsables politiques. Nous avons donc invité :

    -         Michel DONNEDU, secrétaire national de la CGT et Nanterrien de surcroit.

    -         Thomas COUTREAU, co-président d’Attac. Il est à l’initiative du « Manifeste des économistes atterrés ». Nous avons également souvent travaillé avec lui à Nanterre.

    -         Patrice BESSAC, porte parole du PCF et Conseiller Régional.

    -         Clémentine AUTAIN, avec laquelle je/nous travaillons à la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique). Elle est Directrice de la revue Regards, dont je conseille la lecture et même l’abonnement.

    -         Jacques PERREUX (qui était là cet après-midi). Convié en raison de son parcours long au PCF puis sa décision de rejoindre EELV (Europe Ecologie Les Verts).

    Au fond, nous avons convié les acteurs des collectifs du NON au traité constitutionnel et de la candidature commune des forces de la Gauche alternative rassemblées dans les collectifs anti-libéraux, lors de la Présidentielle de 2007 ; chacun ayant choisi, depuis, des chemins différents mais semblables pour défendre la même perspective et atteindre le même but : TRANSFORMER EN PROFONDEUR CETTE SOCIETE d’exploitation et de pillage des hommes et de la planète.

    III.             Parole à la salle

    IV.              Conclusion

    D’abord au niveau des constats :

    1-     Une contestation de plus en plus forte, de plus en plus vive de la société capitaliste. Cela se ressent partout ; en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique du Nord…

    Le refus d’accepter les règles de fonctionnement imposées par le capitalisme est net et dans tous les pays. Il y a là, bien évidemment, quelque chose de prometteur.

    2- Cette montée de l’indignation et des mouvements sociaux mettent en exergue les aspirations de nos concitoyens qui ne trouvent pas leur traduction concrète dans les décisions politiques prises par la Droite Ultralibérale (Berlusconi-Sarkozy-Merkel) mais aussi par la Gauche sociale libérale (Papandréou en Grèce et Zapatero en Espagne).

    On peut dire que la vie politique et institutionnelle ne correspond nulle part à ces mouvements et à ces aspirations, d’où la fracture entre le politique et le social, la méfiance voire même de la défiance à l’égard de la politique en général et des partis politiques.

    C’est à cette fracture que nous voulons nous attaquer. En effet, il faut absolument créer les conditions pour que ces mouvements de protestation (aux formes diverses) trouvent les voies et moyens d’élaborer à la fois une politique et une force alternative capable d’enclencher les changements de fonds au niveau requis par la gravité de la situation actuelle.

    Il y a donc à construire les conditions d’une irruption populaire qui prenne ses affaires en main directement pour exiger la prise en compte de ses droits. Personne ne se contentera de simples déclarations d’intention.

    C’est pourquoi s’il faut –bien évidemment– participer aux moments électoraux, pour ma part je voterai pour Jean-Luc Mélenchon parce qu’il est le plus proche de ma pensée.

    Il faut bien mesurer, dans le même temps, que rien de déterminant ne sortira d’accords électoraux ni de programmes préétablis, même si ceux-ci sont utiles parce qu’ils contribuent à la réflexion nécessaire. Certes le score de Jean-Luc Mélenchon est important ainsi que l’élection de François Hollande à la place de Sarkozy, mais cela ne règle rien face aux enjeux ainsi qu’à l’ampleur des transformations à opérer. Le travail de fond et les actions au quotidien sont indispensables pour permettre à chacun de prendre la mesure des possibles pour surmonter la fracture dont j’ai parlé, qui empêche l’irruption du peuple.

    Nous devons donc conduire à la fois –et c’est ce à quoi s’attache Gauche Citoyenne– un travail de fond dans la durée et des actions immédiates à partir de problèmes précis, sur des thèmes concrets, divers, auxquels nos concitoyens sont confrontés quotidiennement de manière à ce que chacun puisse mesurer que l’on peut faire autrement.

    Je prends l’exemple de l’aide alimentaire et de la lutte contre la précarité ; Gauche Citoyenne a pris l’initiative de lancer une pétition qui a recueilli plus de 500 signatures. Nous venons de marquer un point puisque les crédits sont maintenus jusqu’en 2014. Nous allons donc poursuivre en prenant d’autres initiatives sur ce thème pour fêter ce pas en avant et pour aller plus loin.

    Je pense aussi à la bataille sur la carte de transport « IMAGIN’R », que Samir s’attache à développer.

    Bref, c’est dans le cadre de cette démarche alliant travail de fond et action immédiate sur des points concrets que nous avons organisé ce forum en associant/conjuguant ateliers thématiques et confrontation plus globale.

    Je note d’ailleurs que beaucoup d’intervenants dans les ateliers ont souligné que c’est en conjuguant chacun des droits que l’on traite réellement et dans sa globalité de la personne humaine.

    Les militants de Gauche Citoyenne qui sont à l’initiative de cette rencontre espèrent avoir contribués utilement à l’avancée de ces objectifs. Ils s’associent  aux remerciements que je vous adresse à tous pour avoir donné du temps précieux et pour avoir apporté vos compétences, vos idées ainsi que vos réflexions avec l’objectif de surmonter la crise actuelle et de défricher les chemins nouveaux nécessaires à la hauteur des enjeux : économiques, écologiques et de civilisation qui sont face à nous.

    Merci à tous.

 
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photo_1f au premier plan Kouider Abdelmoumeni, Samir Abdelouared (membre de GC), Michel Hieu,

Au fond : Gaël Orand, Jean-Pierre Campos, Chantal Gary, Taoufik Tahani, Daniel Lependu

photo_8f au premier rang Patrick Jarry,

au second rang : Abdel Benassem (FASE Gennevilliers), Sofien Gerbaoui

au troisième rand : François et Mariane Nerrière, Nadine Garcia, Martine Fourier, Bruno Villeret, Jean-Vincent Koster

photo_7f

Au premier plan, René Moustard

Au fond à gauche, Gérard Mahé (GC Suresnes)

 

 

 
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Le troisième âge de la démocratie

par Thomas Coutrot, co-président d'Attac France

 

Le 23 novembre 2011

Le mouvement des indignés n’est pas un feu de paille. Son extension rapide sur le planisphère  – entre la révolution tunisienne de décembre-janvier et l’occupation de Wall Street il se passe moins d’un an – atteste qu’il touche des ressorts profonds dans la conscience des citoyens du monde entier ; les pouvoirs iraniens ou chinois craignent eux aussi comme la peste une révolution Twitter.

Ce mouvement passera par des hauts et des bas. Il connaîtra des tentatives de récupération – M. Trichet qui « interprète le message » des indignés et Mme Merkel qui les « comprend »... Il aura des points forts et des points faibles (comme la France en ce moment). Mais il est appelé à durer et à marquer profondément le climat politique mondial des années à venir.

La raison en est simple : la crise actuelle met à nu les mécanismes de confiscation du pouvoir et des richesses construits depuis trente ans par le néolibéralisme sous couvert de formes politiques démocratiques. La fusion des élites financières et étatiques – nulle part aussi institutionnalisée qu’aux USA avec l’achat en toute transparence des hommes politiques par les lobbyistes des multinationales – éclate au grand jour avec les plans faramineux de sauvetage de la finance et leurs corollaires, les plans d’hyperaustérité imposés aux peuples.

Ces plans suscitent bien sûr des résistances sociales. Grèves, émeutes, manifestations syndicales se succèdent dans les pays les plus touchés. Mais le mouvement des indignés n’est pas un simple mouvement social. Il n’exprime pas seulement le point de vue de catégories spécifiques de la population – jeunes, retraités, salariés, femmes… touchées par des politiques régressives. Il n’agrège pas des individus appartenant à des groupes sociaux aux intérêts communs et qui chercheraient à faire pression sur les décideurs politiques pour infléchir leurs décisions en leur faveur. C’est avant tout un mouvement citoyen radicalement démocratique, dont le sens profond est clair :  le compromis entre capitalisme et démocratie permis depuis deux siècles par le système représentatif est aujourd’hui épuisé.

Reprenons les trois principales critiques adressées au mouvement, pour montrer les incompréhensions qu’il suscite et en creux, son caractère radicalement novateur.

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Une Civilisation en crise

 

L'actualité de ces derniers mois a été très riche : outre les "révolutions arabes", il y eut Fukushima, la dette des Etats, l'"affaire DSK"... On traite en général de ces trois derniers faits séparément. Notre pari sera de tenter de les penser ensemble comme des symptômes de notre temps. Autrement dit, bien décryptés, ils seraient susceptibles de dire certaines vérités de notre époque. Quelle vérité ? Celle d'un monde en profonde crise.

En effet, la civilisation occidentale, entraînant avec elle le reste du monde, est emportée par un nouveau démon où se mélangent en proportions diverses l'ultra et le néolibéralisme. Ce diagnostic, partagé, est cependant un peu trompeur : il porte à croire que la crise est d'abord économique et financière. De sorte que, pour la résoudre, on aurait avant tout besoin de la science des économistes. On aurait tort de le croire. Pour plusieurs raisons. La première est triviale : la science des économistes est au moins aussi versatile que celle du marc de café. La seconde est plus sérieuse : nous ne vivons pas seulement une crise économique et financière, mais aussi politique, écologique, morale, subjective, esthétique, intellectuelle... Ce sont les fondements sur lesquels repose notre civilisation qui sont atteints

D'où vient donc cette courte vue qui pousse à croire que les remèdes à la crise sont économiques ? D'une illusion d'optique dont il serait temps de nous dépendre. Cette illusion émane des théories ultra et néolibérales elles-mêmes qui prennent l'économie marchande et financière pour référence unique. Du coup, ce sont les autres grandes économies humaines qui sont oubliées, avant d'être mises au pas : les économies politique, symbolique, sémiotique et psychique. Nous vivons en quelque sorte dans un nouveau totalitarisme sans le savoir, découlant de l'impérialisme théorique de l'économisme néo et ultralibéral faisant l'impasse sur tous les autres secteurs où les hommes échangent entre eux : qu'il s'agisse des règles pour gouverner la cité, des valeurs dont ils tirent des principes, des discours porteurs de signes à la recherche du sens, des intensités et des flux pulsionnels mis en jeu.

 

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