accueil Nanterre... Vive la dépense publique !

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Vive la dépense publique ! PDF Imprimer Envoyer

 

7 2Alors que les communes finissent leur préparation budgétaire pour l’année 2018, le gouvernement continue de diminuer les dotations qu’il leur verse. Ces dotations, qui représentent plusieurs millions d’euros dans une ville comme Nanterre, ne sont pourtant pas une aumône. C’est la compensation normale que doit l’Etat aux communes, en échange de tous les services publics qu’elles assurent (état civil, construction et entretien des écoles, équipements sportifs et culturels, voirie et réseaux, urbanisme, services numériques…la liste est longue !).

 Dans une ville comme Nanterre, depuis 2012, ce sont ainsi 13 millions qui ont été confisqués, d’abord par les gouvernements socialistes puis par celui actuellement en place d’Emmanuel Macron.


Dans le même temps, les mécanismes qui visent à faire jouer la solidarité entre villes riches et villes pauvres ont continué de se développer à partir de calculs injustes, puisque la réalité sociale liée au niveau de vie des habitants est peu ou pas prise en compte (A Nanterre, revenu/habitant est de xx euros/an en comparaison à Rueil qui est de xx/euros/an). Cela a conduit une ville comme Nanterre à devoir verser toujours plus : 12,5 millions depuis 2012 alors que les besoins de sa population ne cessent de croitre.

Ce sont donc finalement près de 25 millions d’euros de ressources dont la ville aura été privée sur la période.


Ainsi, actuellement notre commune se retrouve à verser plus que ce qu’elle reçoit de la part de l’Etat. Surréaliste !


Malgré les économies réalisées, malgré le dynamisme économique et le recours limité à l’impôt, c’est une situation intenable. Elle a déjà comme conséquences de freiner le développement des politiques publiques locales, au service des habitants et si la tendance actuelle se poursuit, c’est l’existence même de nombreuses actions municipales qui seront remises en cause.

A chaque fois, c’est le même discours qui vient justifier les choix gouvernementaux : « il faut diminuer la dette, diminuer les dépenses, diminuer le déficit ».

Ce discours ultra dominant, repris du Front national jusqu’au Parti Socialiste en passant par En Marche ou Les Républicains, n’est au service que d’une seule caste, celle des plus riches et de leurs institutions. Ce sont eux qui continuent d’amasser des profits record et qui nous expliquent qu’il faut diminuer les dépenses publiques.


Nous sommes de ceux qui refusent cette escroquerie. En réalité, si l’on y réfléchi, le niveau de dépense publique d’un pays est directement lié à son niveau de développement et de progrès, au service de tous ses habitants. Cela n’exclut bien sûr pas d’être attentifs à la bonne utilisation des fonds publics, mais la France, cinquième puissance économique mondiale, devrait être fière de développer les services au plus grand nombre, donc sa dépense publique. Pour cela, ceux qui continuent de s’enrichir de manière délirante, grandes entreprises, banques et actionnaires, doivent être mis résolument à contribution.