Contrat de développement territorial Imprimer

 

La Défense ne doit pas garder les mains libres !

Une déclaration de Patrick Jarry

Les habitants et les salariés de cette partie de l’Ouest Parisien ont un besoin urgent de participer, avec leurs communes, au devenir de leur territoire. C’est le sens de l’action entreprise depuis plusieurs mois par cinq villes, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Nanterre, Rueil-Malmaison et Suresnes, dans le cadre d’un Syndicat d’études et de projet (le SIEP des Deux Seine) en associant nombre d’acteurs économiques et sociaux. Fruit de leurs réflexions, un premier document a été rendu public, présenté dans les conseils municipaux, et débattu à Nanterre lors d’une réunion publique.

 

Proposant sur nombre d’aspects des orientations innovantes, pour concilier développement et qualité de vie pour tous, et engager une action écologique d’envergure, ce document devait permettre de parvenir à la signature d’un accord cadre avec l’Etat, préfigurant un Contrat de Développement Territorial. Ce contrat résulte de la loi sur le Grand Paris et détermine, dans une vision partagée avec l’Etat pour un territoire donné, le type de développement économique, les logements à construire, les nouveaux projets de transports, notamment les gares du futur métro Grand Paris. Pour une fois que notre devenir ne nous était pas totalement imposé! Mais pour la députée et maire de Puteaux, c’est sans doute trop. Elle refuse de s’associer
aux cinq villes pour signer cet accord cadre, préférant le confort du conseil d’administration
de l’EPADESA, qui lui permet de garder, avec l’appui des représentants de
l’Etat, les mains libres à La Défense, libres de construire des centaines de milliers
de m2 de bureaux supplémentaires, tandis que les autres communes
alentours seraient considérées comme l’arrière cour du quartier d’affaires.

Quel mépris ! Quel aveuglement de ne pas voir que ce qui assurera demain
l’avenir de la Défense et son rayonnement, c’est sa capacité à se solidariser
avec les territoires qui l’entourent, à s’humaniser plutôt que de seulement
ajouter des tours aux tours.
Comment l’Etat, comment le gouvernement peuvent-ils accepter une telle situation ?
Peut-on présider un établissement public en charge d’une opération d’intérêt
national et refuser tout dialogue avec les communes qui l’entourent, tout
accord pour en partager le développement ? S’agit-il de continuer de
laisser le champ libre aux promoteurs ? La loi sur le Grand Paris s’arrête-t-elle
aux portes de Puteaux ? Il est dommage que face à cet entêtement, face à ce
refus de prendre en compte l’intérêt général, le maire de Courbevoie ait baissé
pavillon et prétende signer un accord entre les deux villes parmi les plus
riches de France. L’Etat ne peut pas être complice !
Devant cette situation nous ne devons pas baisser les bras. Les communes de
« l’arrière cour », La Garenne Colombes, Rueil, Suresnes et Nanterre
doivent continuer de  travailler ensemble
avec nos différences, pour imaginer l’avenir de l’Ouest parisien: un territoire
où chacun pourrait se loger, se déplacer facilement, et vivre dans un environnement
de qualité.
Dans ce projet, La Défense s’insère dans son territoire environnant, dans un échange
fertile entre le dynamisme du quartier d’affaires et la vitalité économique des
territoires environnants. Ce projet collectif permet un développement cohérent
et homogène de tout ce secteur et s’insère dans une vision partagée de la Région Parisienne
Signons ensemble un accord cadre avec l’Etat, et poursuivons le travail pour mettre en
débat à l’automne un projet de développement territorial qui accompagne la
réalisation de cinq et peut être six gares du métro grand Paris sur notre territoire.
A l’image de Saint-Denis, Sarcelles, Vitry, Issy-les-Moulineaux, Clichy-sous-Bois
et d’autres territoires qui ont déjà signé des accords cadres avec l’Etat, inscrivons-nous
dans cette dynamique nouvelle, pour une Métropole plus solidaire et durable
Les échéances électorales à venir apporteront-elles aussi des changements à La
Défense ? Il faut le souhaiter car c’est urgent !