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contribution (exceptionnelle...!) de Gus MASSIAH PDF Imprimer Envoyer

 

Les douze hypothèses d’une stratégie altermondialiste

 

 Pour mettre en évidence la cohérence et les questions controversées de la stratégie du mouvement al-termondialiste, il est proposé de retenir douze hypothèses sur l’analyse de la situation actuelle et sur les projets de transformation mis en avant par le mouvement altermondialiste.

 

 

Première hypothèse La situation est caractérisée par une crise globale.

 

C’est en premier lieu une double crise emboî-tée : celle du néolibéralisme et celle du capitalisme. C’est une crise du néolibéralisme en tant que phase néolibérale de la mondialisation capitaliste. Cette phase, qui a commencé au début des années 1980, est aujourd’hui épuisée. C’est une crise du système capitaliste lui-même, ouverte par la profondeur de la crise que nous vivons actuellement. Cette crise, multidimensionnelle, ouvre une possibilité de rupture d’un cycle beaucoup plus long, de plus de cinq siècles ; celui qui a construit une civilisation capitaliste et occidentale.

 

 

Deuxième hypothèse La crise actuelle, qui se présente comme une crise financière, monétaire et économique, a des fondements beaucoup plus profonds.

 

 C’est une crise sociale, démocratique, géopolitique et éco-logique, et au total une crise de civilisation C’est une crise sociale, celle des inégalités, de la pauvreté et des discriminations. C’est une crise démo-cratique, celle de la remise en cause des libertés et de l’égalité partout où elles avaient connu des avan-cées. C’est une crise géopolitique, celle de la décolonisation inachevée et de la remise en cause de l’hégémonie des Etats-Unis et de leurs alliés européens et japonais. C’est une crise écologique, celle de la rencontre des limites de l’écosystème planétaire. Chacune des dimensions de la crise fait remonter à la surface les problèmes non résolus des grandes crises précédentes que la dynamique du capitalisme avait réussi à contenir sans les régler pour autant.

 

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Loi SRU, dix ans après.... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par gccontenu   
Jeudi, 09 Décembre 2010 12:02


La loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, couramment appelée loi SRU, a modifié en profondeur le droit de l'urbanisme et du logement en France. Son article 55 impose aux villes de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux pour permettre à chacun de se loger et "insuffler"  plus de mixité sociale en matière d’habitat. Malgré tout, on assiste à une érosion continue du parc de logements à loyers accessibles, tant privés que sociaux, et le droit au logement n’est toujours pas une réalité pour tous.

Mise à jour le Dimanche, 26 Décembre 2010 17:59
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Politique et quartiers populaires : les nanterriens débattent…

 

 

Vendredi 25 novembre dernier, Gauche Citoyenne invitait les Nanterriens à venir débattre autour du thème «  politique et quartiers populaires ». 60 personnes se sont retrouvées, à cette occasion à la salle de quartier de la Maison du Chemin de l’île.

 

Après une présentation rapide de l’association, le débat a été introduit par un film réalisé sur un mode « micro-trottoir », en donnant la parole à des citoyens de Nanterre et de Suresnes autour de trois séries de questions : l’implication citoyenne, le rapport aux élus et à la représentation et l’actualité sociale récente.

 

L’ambition, dans un contexte de parole confisquée et de défiance à l’égard de la politique était bien de donner (redonner) la parole aux citoyens.

Pas d’exposé liminaire susceptible d’enfermer la parole, et, d’entrée de jeu, un échange de la salle à la salle, à partir des témoignages du film.

Pendant plus de deux heures, avec une grande liberté de ton, les nanterriens présents se sont interrogés sur le désintérêt à l’égard de la politique, notamment dans les quartiers populaires et sur l’urgence qu’il y a à faire de la politique autrement

.

Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut résumer comme suit, le débat du 25 novembre :

La majorité des intervenants, confirmant en cela les témoignages du film ont confirmé le retrait, voir l’indifférence d’un grand nombre de citoyens à l’égard de la politique et des partis ;

Cette « prise de distance » trouve son expression dans des formules récurrentes telles que : « La population n’est pas suffisamment consultée »,  « elle n’est pas écoutée », « au mieux on lui demande son avis, mais ça ne change rien en matière de prise de décision   »…ce qui, dans certains témoignages explique, sans la légitimer l’abstention.

Certains intervenants ont noté que cette suspicion à l’égard de la politique et des politiques ne signifiait pas que les citoyens étaient démobilisés. La mobilisation sur les retraites prouve le contraire.

Ce qui est en question n’est donc pas l’attention que les citoyens portent aux questions qui les concernent et leur capacité à se mobiliser mais bien les moyens qui sont mis en œuvre pour les écouter.

De ce point de vue, et à l’échelle locale, un distinguo est fait entre les communes de droite et les communes de gauche. À Nanterre, par exemple, il est noté l’effort constant qui est déployé pour entendre la parole des citoyens (conseils de quartier, questionnaires, rencontres avec les habitants sur les grands projets de la ville). Il est toutefois souhaité que certaines formes de consultation soient réexaminées, notamment les Conseils de quartier.

Certaines expériences (comité de vie de Gorki, collectif de gestion de la salle des fetes) ou les élus abandonnent une parcelle de pouvoir, paraissent intéressantes et à développer.

De l’avis de tous, il est absolument nécessaire de favoriser et de développer les structures de débat.

 

La question est posée de savoir si les Partis politiques, professionnalisés et prisonniers des échéances électorales, des enjeux de pouvoir et des querelles d’égo, sont encore capables de favoriser le débat citoyen.

Chacun constate un blocage de ce point de vue. Les Partis travaillent trop sur la demande et pas assez sur la façon de construire, sur le « faire ensemble ». Il est nécessaire, la remobilisation des citoyens passe par là, de dépasser une certaine conception de la politique, de favoriser les logiques de réseau permettant d ’ échanger des expériences, des fragments de réflexion.

Il est nécessaire de faire avec « les gens d’en bas ».

Les plus jeunes des intervenants ont insisté sur la nécessité d’écouter les jeunes y compris les paroles « maladroites », les paroles qui bousculent. Certains d’entre eux ont dit adhérer à la démarche de Gauce citoyenne et se sont déclarés prèt à s’y investir.

Il est noté que près de la moitié des présents ont participé de façon active au débat.

 

Il a été souhaité que celui-ci ait des prolongements. Gauche Citoyenne prévoit de poursuivre la discussion dans le cadre de deux nouveaux débats : L'un sur le quartier du parc, l’autre sur le quartier du Mont valérien.

 
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Construire un collectif Gauche Citoyenne....

 

Le choix de créer Gauche Citoyenne est, nien sûr, lié au départ de Patrick Jarry et de Jacqueline Fraysse du PCF. Pour le maire et la députée de Nanterre, membres de longue date du Parti Communiste, détenant des positions institutionnelles fortes, il était aussi essentiel d'indiquer que la rupture avec le Parti ne signifiait pas pour autant un abandon de l'action collective. Comme le remarquait Marie-Claude Garel à la réunion constitutive de Gauche Citoyenne, "créer ce collectif, c'était faire le choix de ne pas se positionner en « électrons libres »".

 

Les raisons de créer Gauche Citoyenne sont donc intimement liées aux raisons qui ont provoqué  la rupture, au diagnostic qui a été posé sur l'état du PCF et de ses choix actuels. Dans son interview à Politis, Jacqueline Fraysse rappelle les points essentiels :

 

- le PC est dominé par un appareil dont l'unique but est sa propre survie en tant qu'appareil. Pour des raisons électorales, cet appareil a fait à plusieurs reprises le choix de l'ouverture, au moins en apparence, tout en prenant bien soin de conserver les positions dominantes à l'intérieur des regroupements auquel le PC adhère (collectifs antilibéraux puis Front de Gauche).

- Cette stratégie fondée sur la « duplicité » (terme employé par Jacqueline dans l'interview) détruit la confiance qui serait nécessaire pour construire une vraie dynamique de rassemblement. Il y a du coup un réservoir de forces militantes (qui n'appartiennent pas à des mouvements politiques classiques) qui ne s'engage pas.

- Il y a une occasion historique pour une gauche sociale et écologique de peser politiquement. Les crises (financière, sociale et écologique) nous démontrent que les politiques libérales nous menaient à la catastrophe et que la social-démocratie classique était incapable de rompre réellement avec le libéralisme. Il y a un espace pour une force politique clairement à gauche qui défende une rupture avec le libéralisme, une transformation de la société vers un modèle plus égalitaire et plus durable.

- Ce grand rassemblement ne pourra prendre forme qu'à condition de modifier certaines manières de faire de la politique, c'est-à-dire, plus précisément, de remiser au second plan les logiques d'appareil, voire, comme l'a suggéré Alain Raimbault, de « changer d'outil ».

A gauche, cette vision est assez largement partagée, au niveau local comme au niveau national, et tend à s'imposer de plus en plus. Dans les médias et dans les états-majors politiques, il est entendu que le Front de Gauche est d'abord et surtout un face à face entre PC et PG, que les choix politiques et tactiques du Front de Gauche se négocient entre les deux appareils.

 

Dans ces conditions, le collectif Gauche Citoyenne n'a de sens que si :

1/ il incarne une rupture claire avec le libéralisme et l'espoir d'une gauche de gouvernement réellement radicale

2/ il se donne les moyens de s'inscrire dans le rassemblement souhaité des forces de gauche travaillant dans ce sens

3/ il ne reproduit pas en son sein les défauts classiques des partis

 

 

 

 

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